Réaction et échange

Figure décorative - deux algues face l'une à l'autre.

Rosa et Alexandre ne se sont jamais rencontré∙e∙s au cours du projet. Pourtant, une forme d'échange asynchrone s'établit entre elle et lui au cours des entrevues. Leurs interprétations de l’œuvre sont à la fois différentes et similaires, ce qui contribue à la richesse de l'expérience.

Les arbres

« [Ça avait un symbolisme] juste quand je... quand je l'ai photographié. [...] Aujourd'hui, en voyant les images, avec le grossissement, je pense que l'arbre n'a pas forcément la fonction, ou représente pas forcément l'image qu'on s'attend d'un arbre. Je le trouve... Déjà, bon, c'était l'hiver, l'arbre est pas vivant, il est pas synonyme d'espoir non plus. On dirait qu'il participe... à la densité de l'image... il discute avec le fil barbelé. À la limite, on pourrait même penser que c'est des... trames... des trames de vies, des histoires, mais... il reste que l'histoire prédominante, au premier plan, est... c'est le fil barbelé, et à l'arrière-plan, c'est peut-être d'autres histoires de vécu. Donc je le vois plus comme quelque chose de positif forcément, je le vois comme quelque chose de... de réel, comme un arrière-plan, et à l'avant, il y a cette espèce de brisure, cette blessure... »

(Alexandre)

Être touché∙e

« [J]'aime les surprises. Donc, j'aime... comme je disais tantôt, qu'est-ce qu'il a fait. Pour moi, c'est important qu'il a su... élaborer mon histoire. Il a ressenti mon histoire, ma douleur, mes émotions, et il les a mises sur photo. »

(Rosa)

La photographie

« [P]our moi, c'est important que ce soit... comment je peux dire, sur papier, que ça reste... et que ça soit visible. »

(Rosa)